Accueil » Avocat responsabilité médicale Lyon » Erreur de diagnostic et/ou retard de prise en charge
Prouver une erreur de diagnostic est complexe : il faut démontrer qu’un praticien n’a pas respecté les règles de l’art ou les données acquises de la science entraînant un préjudice direct. Un avocat spécialisé en responsabilité médicale vous aide à :
Le cabinet de Manon Fumey, basé à Lyon, intervient dans toute la région Rhône-Alpes pour défendre les victimes d’un accident médical, et notamment d’erreurs de diagnostic, afin de garantir la réparation de leurs préjudices.
En cas d’erreur de diagnostic, la victime peut obtenir réparation pour :
Chaque préjudice est évalué individuellement lors de l’expertise médicale. Manon Fumey, avocate spécialisée en droit de la responsabilité médicale, veille à ce que votre indemnisation soit proportionnée à la réalité de votre situation.
En France, le délai de prescription pour engager une action en indemnisation suite à une erreur médicale est de 10 ans à compter de la date de consolidation. La consolidation correspond au moment où votre état de santé se stabilise et où les séquelles peuvent être évaluées de manière définitive. Ce délai s’applique que la situation relève d’une faute médicale ou d’un aléa thérapeutique.
La distinction entre faute médicale et aléa thérapeutique est fondamentale en droit médical. Une faute médicale implique un manquement du professionnel de santé aux règles de l’art ou aux données acquises de la science (erreur de diagnostic, geste technique inapproprié, défaut d’information). Un aléa thérapeutique, en revanche, correspond à un risque imprévisible et non maîtrisable inhérent à tout acte médical, survenant en l’absence de toute faute du praticien.
Cette distinction a des conséquences majeures sur l’indemnisation : en cas de faute, c’est l’assurance du praticien qui indemnise ; en cas d’aléa thérapeutique grave, c’est l’ONIAM (Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux) qui intervient. Chaque dossier médical comporte des nuances qui ne peuvent être appréciées sans une expertise médicale approfondie. La frontière entre faute et aléa est parfois ténue et nécessite une analyse au cas par cas.
Oui, il est possible de porter plainte au pénal contre un médecin, mais cette démarche répond à un objectif différent de l’action civile. La plainte pénale vise à sanctionner un comportement jugé dangereux pour la société (blessures involontaires, mise en danger, homicide involontaire) et peut conduire à des sanctions disciplinaires, voire pénales. L’action civile, quant à elle, a pour but d’obtenir une indemnisation de vos préjudices. Les deux voies peuvent être complémentaires.
Cependant, le recours pénal n’est justifié que dans les cas de fautes particulièrement graves et reste relativement rare. Le Procureur de la République décide seul de l’opportunité des poursuites. Dans la majorité des situations, la voie civile ou amiable (via la Commission de Conciliation et d’Indemnisation) est plus adaptée pour obtenir une réparation effective.
Chaque cas nécessite une évaluation stratégique pour choisir le recours le plus approprié à vos objectifs.