Accueil » Avocat responsabilité médicale Lyon » Manquement fautif du chirurgien
Le cabinet de Manon Fumey, basé à Lyon, intervient dans toute la région Rhône-Alpes pour défendre les victimes d’un accident médical, et notamment les accidents considérés comme une « erreur chirurgicale », afin de garantir la réparation de leurs préjudices.
Une erreur chirurgicale est une faute commise par un chirurgien ou une équipe médicale lors d’une intervention, qui entraîne des conséquences néfastes pour le patient. Elle se caractérise par le non-respect des « règles de l’art » et des bonnes pratiques chirurgicales.
Types d’erreurs chirurgicales les plus fréquentes :
1. Erreurs manifestes (fautes évidentes) :
2. Erreurs techniques :
3. Défauts de préparation :
4. Complications post-opératoires mal gérées :
À distinguer : Une complication post-opératoire n’est pas nécessairement une erreur. Elle peut constituer un aléa thérapeutique (risque inhérent à tout acte chirurgical) qui peut aussi ouvrir droit à indemnisation si le préjudice est grave.
Plusieurs signes peuvent vous alerter après une intervention :
Indicateurs d’alerte :
Important : Même si vous pensez avoir été victime d’une erreur, seule une expertise médicale pourra déterminer si une faute a été commise et si elle est à l’origine de vos séquelles.
Face à une suspicion d’erreur chirurgicale, la première démarche consiste à demander votre dossier médical complet auprès de l’établissement concerné. Ce document constitue la base de toute procédure ultérieure et trace l’ensemble des actes réalisés pendant votre intervention. Il est ensuite recommandé de déposer un dossier auprès de la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI, anciennement CRCI) qui nommera un expert médecin neutre pour évaluer votre situation.
Il n’existe aucun barème fixe pour l’indemnisation d’une erreur chirurgicale en droit français. Le montant varie considérablement d’une victime à l’autre en fonction de la gravité des séquelles et de leurs répercussions sur la vie personnelle et professionnelle.
L’évaluation s’effectue après la consolidation de votre état de santé, par un médecin expert qui identifie et quantifie les différents postes de préjudices selon la nomenclature Dintilhac . Ces postes incluent : les souffrances endurées, le préjudice esthétique, la perte de revenus professionnels futurs, les frais d’assistance par tierce personne, l’incidence professionnelle, les frais de logement ou véhicule adaptés, etc.
Le montant final dépend de multiples facteurs : votre âge, votre profession, la nécessité d’aménagements spécifiques, le besoin d’une aide humaine permanente, l’impact sur votre capacité de travail. Par exemple, le montant n’est pas le même si vous pouvez reprendre votre activité professionnelle normalement ou si vous devez bénéficier d’un poste aménagé, voire d’un reclassement complet.